Le chèque alimentaire pas suffisant pour compenser l’inflation

Par Paul Laurent | Mis à jour le 02/08/2022 à 11:24

L’aide gouvernementale pour aider les ménages français les plus modestes à faire face à la hausse des prix des produits alimentaires ne suffirait pas à compenser celle-ci selon le cabinet d’études Asterès.

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Le chèque alimentaire augmentera le pouvoir d'achat de 0,4% à 0,8% des ménages les plus modestes

Chèque alimentaire : une aide à destination des ménages modestes

Pour faire face à la hausse des prix de l’alimentation en France, le gouvernement va mettre en place un chèque alimentaire qui sera versé aux ménages français qui appartiennent aux trois premiers déciles de la distribution des revenus, c’est-à-dire des ménages les plus modestes. Ainsi, en septembre 2022, un chèque d’une valeur de 100€ sera versé à près de 9 millions de ménages en France. 50€ supplémentaires seront ajoutés à ce montant par enfant au sein du foyer. 

Pour le cabinet Asterès, le fait de viser plus particulièrement les ménages modestes dans une période inflationniste est bien plus pertinent que de viser l’intégralité de la population comme l’aide sur le carburant. Le chèque alimentaire devrait avoir pour effet d’augmenter le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes de 0,4% à 0,8%. En effet, pour les ménages appartenant au premier décile le gain de pouvoir d’achat sera de 0,8%. « Pour les ménages appartenant au troisième décile, dont les revenus sont plus élevés, le gain de pouvoir d’achat est limité à 0,4% », explique le cabinet d’études Asterès.

Une aide qui ne couvre pas l'intégralité des dépenses supplémentaires

L’inflation a atteint 6,1% sur un an au mois de juillet 2022 selon les estimations de l’Institut national des statistiques et des études économiques (Insee). Avec cette inflation générale, Asterès estime que la hausse des prix des produits alimentaires va être de 5% pour l’année 2022. Ainsi, avec cette hypothèse, « Asterès estime que ce chèque ne compense pas la hausse des prix pour les ménages modestes », explique le cabinet dans un communiqué. 

Ainsi, de cette hausse des prix résulterait une hausse des dépenses de 140€ pour les ménages du premier décile, en supposant que les habitudes de consommation restent inchangées et de 170€ pour les ménages du troisième décile. Si le gouvernement offre un chèque alimentaire de 100€ pour ces ménages, l’intégralité du surcoût des produits d’alimentation ne sera pas couverte. En effet, les ménages du premier décile verront leur pouvoir d’achat baisser d’environ 40€ et ceux du troisième décile de 70€.

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