Trop travailler augmente de 35% le risque d’AVC

Par Perrine de Robien | Mis à jour le 18/05/2021 à 16:02

Selon une nouvelle étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation internationale du travail (OIT), trop travailler augmenterait de 35% le risque d’accident vasculaire cérébral ainsi que la mortalité liée aux maladies cardiaques et aux AVC.

AVC risque travail
Le risque d'AVC augmente quand on travaille trop.

Trop travailler augmente de 35% le risque d'AVC

Être un forcené du travail est peut-être bon pour sa carrière mais est mauvais pour sa santé. On risque le burn-out professionnel mais pas seulement. Selon une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation internationale du travail (OIT), publiée lundi 17 mai 2021, passer trop de temp au travail augmenterait le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC). La plupart des décès enregistrés concerneraient des personnes âgées de 60 à 79 ans, qui ont trop travaillé lorsqu’elles avaient entre 45 et 74 ans.

Mais qu’est-ce que trop travailler ? Dans cette étude, c’est lorsque l’on consacre 55h et plus par semaine. Dans ce cas-là, le risque d’AVC augmente de 35%. Quant au risque de mourir d’une cardiopathie ischémique, c’est-à-dire un manque d'oxygénation du cœur, il augmenterait de 17%.

L'AVC, une maladie liée au travail

Selon l’OMS, « maintenant que l'on sait qu'environ un tiers du total de la charge de morbidité estimée liée au travail est imputable aux longues heures de travail, cela en fait le premier facteur de risque de maladie professionnelle ». Alors que nombre d'heures de travail a augmenté d'environ 10% pendant les confinements, notamment à cause du télétravail et de la difficulté à se fixer des limites, cette étude tombe à pic.

« Aucun emploi ne vaut que l'on prenne le risque d'un accident vasculaire cérébral ou d'une maladie cardiaque. Les gouvernements, les employeurs et les travailleurs doivent collaborer pour convenir de limites permettant de protéger la santé des travailleurs », estime le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. Par conséquent, les gouvernements, les employeurs et les travailleurs sont invités à prendre diverses mesures, comme l’adoption et l’application de la loi, « qui interdisent les heures supplémentaires obligatoires et fixent des limites maximales au temps de travail », l’assouplissement du temps de travail et la répartition des horaires entre les employés.

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