Renault : l’affaire des moteurs défectueux arrive devant la justice

Par Anton Kunin | Mis à jour le 23/06/2022 à 14:33

Une mise en demeure adressée à Renault en mai 2022 étant restée infructueuse, l’avocat Christophe Lèguevaques, qui défend 1.100 propriétaires de voitures Renault, Nissan, Dacia et Mercedes, a saisi le tribunal judiciaire, une première étape pour obtenir réparation au bénéfice des personnes qui se sont vu vendre des voitures avec un moteur défectueux.

Renault
Un juge est désormais en charge du dossier des moteurs Renault défectueux.

Pour rappel, l’affaire, parfois appelée « Motorgate », concerne les moteurs 1.2 TCE et DIG-T

L’affaire des moteurs défectueux équipant des voitures Renault, Nissan, Dacia et Mercedes arrive enfin devant la justice. Le 21 juin 2022, le dossier a été confié à un juge. Lors de cette première étape, appelée « Discovery », l’avocat Christophe Lèguevaques, qui défend 1.100 automobilistes, espère obtenir communication des documents qui permettront de lancer à l’automne 2022 une action devant le tribunal correctionnel visant à obtenir réparation.

Pour rappel, l’affaire, parfois appelée « Motorgate », concerne les moteurs 1.2 TCE et DIG-T équipant des voitures Renault (Clio, Captur, Kadjar, Kangoo, Megane, Scenic), Dacia (Duster, Dokker ou Lodgy) et Nissan (Pulsar, Juke et Qashqai). Les automobilistes qui participent à cette action de groupe évoquent une « casse moteur ». En d’autres mots, le moteur lâche subitement, une situation susceptible de provoquer des accidents. Selon Me Christophe Lèguevaques, à cause d’un « défaut de conception », ces deux moteurs présentent « une surconsommation d’huile entraînant d’importants dégâts sur les chambres de combustion ».

Moteurs Renault : des automobilistes auraient évité de justesse des accidents mortels

Toujours selon Me Christophe Lèguevaques, cette « casse moteur » survient entre 65.000 et 125.000 km. L’avocat assure avoir reçu des témoignages de nombreux conducteurs qui ont évité de justesse des accidents mortels. En plus, ces deux moteurs présentent une surconsommation d’huile, augmentant les dépenses d’entretien ainsi que la pollution. Au total, ce défaut, imputable aux moteurs fabriqués principalement dans l’usine Renault de Valladolid (Espagne), pourrait concerner 400.000 véhicules en Europe.

Après avoir affirmé en janvier 2022 ne pas avoir connaissance de cette action de groupe, Renault apporte aujourd’hui une réponse plus constructive, assurant examiner les situations des clients au cas par cas et, après diagnostic technique, proposer une indemnisation. Toujours est-il que pour Me Christophe Lèguevaques, les clients lésés « ont eu le sentiment d’être pris en otage en acceptant des conditions de prise en charge particulièrement déséquilibrées ; d’autres regrettent devoir porter le fardeau d’un véhicule dysfonctionnel et dangereux ; d’autres encore constatent qu’ils ne peuvent plus vendre leur véhicule à sa valeur sur le marché ».

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