Traçabilité du poisson : comment bien le consommer ?

Par Anne-Sophie O | Mis à jour le 22/09/2021 à 15:24
Partager

On consomme aujourd'hui 34 kg de poisson par habitant et par an, soit deux fois plus qu'il y a 20 ans. Il est donc tout à fait légitime que les Français s'interrogent sur la traçabilité du poisson qu'ils mangent. Voici quelques conseils pour consommer du poisson en toute sécurité... et sans excès.

Quelle norme d'étiquetage ?

Le règlement (CE) N°2065/2001 de la Commission européenne est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2002. Il porte en son sein les nouvelles normes relatives à l’étiquetage des produits de la pêche et ceux de l’aquaculture.

Par conséquent, le produit marin doit afficher 3 mentions obligatoires :

  • L’origine: la zone de pêche ou la situation géographique du lieu d’élevage
  • Le mode de production : élevage ou sauvage (pêche)
  • Le nom de l’espèce : la dénomination commerciale
  • Le règlement (CE) N°2065/2001 de la Commission européenne est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2002. Il porte en son sein les nouvelles normes relatives à l’étiquetage des produits de la pêche et ceux de l’aquaculture.

Pour effectuer son choix, le consommateur doit s’assurer de la présence des mentions obligatoires et s’appuyer sur d’autres critères :

  • La taille du poisson : connaître les tailles légales de pêche et refuser les poissons trop petits pour la pérennité des espèces.
  • S’il s’agit du poisson d’élevage, s’assurer que les conditions d’exploitations sont correctes et respectées.
  • Vérifier l’état de conservation du poisson : en l’occurrence, sa fraîcheur. Il doit paraître sain.

Le poisson consommé en France provient généralement des zones Atlantique Nord-Ouest et Atlantique Nord-Est.

Sauvage ou bio ?

Le poisson issu d’un milieu sauvage (c’est-à-dire de la pêche) est souvent délaissé au profit de celui provenant de l’élevage.

Cependant, le poisson « bio » doit provenir d’une production biologique, synonyme d’un élevage plus naturel prenant en compte la traçabilité, l’alimentation et l’environnement de production.

Quel label ?

Des labels agroalimentaires, il en existe de toutes les couleurs et de toutes les dénominations. Le consommateur s’y perd facilement.

Retenez que Pavillon France est officiellement celui qui vous garantit le goût et la qualité à travers les différentes phases de production et de transformation du poisson. Cette marque permet d’identifier les poissons élevés en France et les poissons capturés par des bateaux de pêche français.

Quels circuits courts pour éviter les marges ?

Du pêcheur au consommateur du poisson, il existe une multitude d’intermédiaires. De façon classique, le circuit long comporte : pêcheur, criée, mareyeur, grossiste (ou centrale d’achat) et point de vente, jusqu'au restaurant, poissonnier ou consommateur.

Il est évident que, via ce circuit, le poisson revient cher au consommateur. Cependant, celui-ci a la possibilité de choisir un circuit de distribution alternatif ou court. Il choira alors entre :

  • Le circuit pêcheur-poissonnier
  • Le circuit restaurateur-consommateur
  • Le circuit pêcheur-consommateur

En choisissant la dernière option, le consommateur se trouve en face du producteur-vendeur. Celui-ci assume la responsabilité et la qualité de ses produits.

Toutefois, le producteur-vendeur doit effectuer cette transaction dans le cadre d’une activité obligatoirement déclarée. Il doit ainsi disposer d’un agrément sanitaire.

Quelles sont les normes de fraîcheur ?

En plus de vérifier la présence de l’étiquette respectant la réglementation européenne en vigueur, il faut également prêter attention à certains aspects caractérisant le poisson frais.

  • La peau : le poisson frais à une peau brillante arborant une couleur vive sans aucune décoloration. Il doit être couvert de mucus aqueux et transparents. Le poisson frais tenu par la tête garde la position horizontale.
  • L’œil : l’œil d’un poisson qui respire la fraîcheur est naturellement clair, vif et surtout brillant.
  • Les branchies : leurs couleurs sont rouge clair ou rose et sans tâche. Les branchies ne doivent pas être visqueuses si le poisson est frais.

Faites attention aux poissons fraîchement décongelés. Ils ne sont pas toujours garants d’un poisson frais.

Les poissons de saison

Pour être certain de consommer du poisson frais, vous pouvez opter pour une consommation saisonnière. Vous aurez ainsi le meilleur goût et en plus votre portefeuille en sortira heureux.

  • En hiver, privilégiez le bar, le cabillaud, l’églefin, le tacaud, la limande, etc. 
  • Pour l’été, prenez de la sardine, du lieu noir, rouget barbet, de la plie ou encore de la sandre, et pourquoi pas les cuisiner au barbecue.
  • La sole ou la lotte s’apprécient au printemps. 
  • Il est préférable d’acheter la daurade, le merlan, le thon, l’anchois mais aussi le hareng à l’automne.

L’Agence de sécurité alimentaire (Anses) recommande néanmoins de ne pas manger de poisson plus de 2 fois par semaine à cause du risque de contamination au mercure ou aux PCB (des produits chimiques organiques chlorés, contenus dans le poisson).

Pour les poissons de rivière, l’Agence de sécurité alimentaire recommande une consommation une fois tous les deux mois pour les femmes enceintes.

Article précédent Les magasins de proximité : faut-il y aller quand on veut faire des économies ?
Article suivant Tickets resto : des courses quotidiennes possibles jusqu’à 25 euros
Plus de guides dépenses du quotidien
Réduisez vos factures grâce à nos conseils shopping
Merci de vous être inscrit à notre newsletter !
En cliquant sur "Recevoir la newsletter", vous acceptez les CGU ainsi que notre politique de confidentalité
décrivant la finalité des traitements de vos données personnelles.