Pourquoi le bio a-t-il du plomb dans l'aile ?

Par Flore Desbois | Mis à jour le 21/06/2022 à 06:18

Longtemps en pleine essor, le marché du bio est à la peine depuis près d'un an. Selon l'Agence bio, spécialisée dans la promotion de l'agriculture biologique, le secteur a reculé de 1,34% en 2021. Quels sont les facteurs qui grèvent ce marché d'avenir ? On vous dit tout.

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Les ventes de bios ont reculé de près de 4% en 2021.

Les circuits courts préférés aux grandes surfaces

Pour la première fois depuis une vingtaine d'années, le marché du bio est à la peine. En 2021, le secteur est en baisse selon l’Agence bio, spécialisée dans la promotion de l'Agriculture biologique. Une ralentissement de l'engouement particulièrement visible dans les grandes surfaces.  Dans les supermarchés, les ventes ont reculé de 3,9% en 2021. Selon Le Figaro, alors qu'ils fournissent 70% des apports alimentaires des Français, seuls la moitié des aliments bio qui arrivent dans nos frigos en proviennent. 

Les consommateurs semblent privilégier les circuits courts. Les boutiques d'artisans et de commerçants, ainsi que les fermes qui vendent en direct, enregistrent ainsi une hausse significative de leur activité en 2021. Plus 5,8% pour les boutiques, plus 7,9% pour les productions agricoles. Ces ventes représentent désormais 18% du marché. Une tendance, développée par les confinements successifs lors de la crise du coronavirus, qui n'explique pas tout. 

Une production asphyxiée par la concurrence

Manger bio ne signifie pas nécessairement manger français. Les producteurs porcins en savent quelque chose. Alors que la filière ne produit que 0,7% de bio -quand les États généraux de l'alimentation en 2017 en exigeait 5%-, elle est déjà en surproduction. Et pour cause : un Français sur deux qui consomme du jambon bio achète de la charcuterie étrangère, le plus souvent importée d'Allemagne ou du Danemark. Idem pour la viande bovine et la volaille. 

Une pratique, qui s'explique notamment par la multiplication des mentions «écolo», «local», «bio » ou «naturel» sur les emballages. En seulement deux ans, ils ont bondi de 18% dans les grandes surfaces toujours selon Le Figaro. Des arguments marketing, qui troublent les acheteurs plus qu'ils ne semblent les aiguiller. Bilan : en mars 2022, l'inscription  «bon pour la santé» a été rétrogardée de la deuxième à la troisième place dans les cirtère de choix des clients, qui priorisent désormais le prix et l'habitude. 

À lire aussi - Une étude confirme que manger bio est bon pour la santé 

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