Pauvreté : de plus en plus de cas face à l’inflation

Par Paul Laurent | Mis à jour le 19/05/2022 à 10:52

Les associations qui s’occupent de distribuer une aide alimentaire aux personnes dans le besoin s’inquiètent face aux chiffres grandissants de l'insécurité alimentaire en France.

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En 2021, les dons versés aux associations caritatives ou d’intérêt général ont diminué de 30% par rapport à 2020.

8 millions de personnes en insécurité alimentaire

Selon les estimations provisoires de l’Institut national des statistiques et des études économiques (Insee), la hausse des prix à la consommation devrait atteindre 5% en mai 2022 pour grimper jusqu’à 5,4% en juin 2022. Face à cette augmentation des coûts de la vie, notamment de l’alimentaire dont la hausse est estimée à 6,3% en juin 2022. Les associations œuvrant dans la lutte contre la pauvreté alertent sur la situation. 

« Depuis mi-mars (2022), nous sommes davantage sollicités. Certaines personnes, auparavant sur le fil du rasoir, n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Elles doivent arbitrer entre payer le loyer ou faire le plein de la voiture », explique Houria Tareb, secrétaire nationale du Secours Populaire à 20 minutes. En France, il y a entre 7 et 8 millions de personnes qui se trouvent en situation d’insécurité alimentaire. « On s’attend à ce qu’elles soient plus nombreuses. Car le reste à vivre est de plus en plus faible pour de nombreux travailleurs pauvres notamment », alerte de son côté le président des Resto du cœur, Patrice Douret.

De moins en moins de dons

Selon une étude Ipsos pour la Fondation Apprentis d’Auteuil, publiée jeudi 12 mai 2022, les dons versés aux associations caritatives et d’intérêt général ont diminué de 30% en 2021 par rapport à 2020. Ceci s’explique « par la baisse du pouvoir d’achat (57%) et la peur face à l’inflation (36%) », explique l’étude. Or, les associations fournissant une aide alimentaire aux personnes dans le besoin nécessitent des dons pour pouvoir continuer leur activité. « La hausse des matières premières et des produits alimentaires nous touche aussi. Nos coûts d’achats ont augmenté de 10% ces dernières semaines », explique Patrice Douret. 

Les dons en nature sont aussi concernés par la baisse. « Les dons de nourriture invendue, proche de la date limite de consommation, sont plus limités ces derniers temps. Car en moyenne, la grande distribution les écoule davantage auprès des clients qui rencontrent des problèmes de pouvoir d’achat », explique Houria Tareb. Ainsi, les associations attendent que le gouvernement prennent des décisions pour protéger les plus précaires face à la hausse des prix à la consommation.

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