La BCE dément un article du Parisien

Par Benoit Vrignaud | Mis à jour le 25/11/2022 à 11:10

La BCE dément une intention qui lui a été prêtée. Imposer aux banques françaises les taux variables n'est pas de sa prérogative. 

BCE taux variable banques
La BCE revient sur l'information qui inquiète banquiers et emprunteurs.

Une intention pretée à la BCE et le marché s'inquiète

La BCE dément un article du Parisien. Repris par Capital et le Figaro, l’article en question évoquait une volonté de la BCE qui consistait à vouloir imposer des taux variables à tous les pays d’Europe. Cette mesure aurait eu des conséquences importantes pour les emprunteurs français. D’ailleurs seulement 5% des banques françaises pratiquent ce procédé. 

L’annonce de cette nouvelle mesure a suscité la réserve chez bon nombre de professionnels français du secteur. En effet, le modèle français diffère de celui de ses voisins européens par la fidélité à la prééminence de l’utilisation du taux d’intérêt fixe. Le crédit variable quant à lui peut voir le taux d’intérêt évoluer pendant la durée du crédit. Ainsi le particulier peut se retrouver à payer plus ou moins, mais surtout sans le savoir à l'avance.

La BCE révèle son intention, les emprunteurs resteront protégés

La mise en place de la mesure de la BCE aurait eu pour implication une forte augmentation des risques pour les emprunteurs qui pourraient ainsi voir les taux d’emprunt augmenter en corrélation avec la situation économique du moment. La règle actuelle protège les emprunteurs au détriment des banques mais cette particularité continue d’être utilisée. 

Seulement voilà : la BCE dément cette intention qui lui est prêtée. Contactée par Ouest France, elle affirme que « les conditions de prêt sont le résultat de négociations entre une banque et ses clients, et il n’appartient pas à la BCE d’interférer dans ce processus ». Son rôle se restreint à décider de l’augmentation ou de la baisse des taux directeurs. Elle ne peut pas forcer les banques à pratiquer le taux variable ou fixe. Ainsi le taux fixe devrait rester la norme. L’emprunteur restera fixé sur le montant exact de ce qu’il doit à la banque. La faillite personnelle si vite arrivée en cas de taux variable et de situation économique difficile sera bien évitée. Les emprunteurs restent protégés. Si toutefois les taux variables se multiplient, ce sera la responsabilité des banques et non de la BCE.

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