L’assurance-vie et sa fiscalité avantageuse

Par Cécile Ducommun | Mis à jour le 29/09/2021 à 14:46
Partager

Les contribuables en quête d’une solution d’épargne se tournent naturellement vers l’assurance-vie. Stable, souple, rentable... Elle possède de nombreux atouts !

L'assurance-vie, modulable selon chaque profil

Avec la chute du Livret A et du PEL (Plan Epargne Logement), les produits bancaires fiables et rentables se sont plus rares. Depuis quelques années, l'assurance-vie connaît un regain d'intérêt auprès des Français

L'assurance-vie a l'avantage de s'adapter au profil de chacun selon son appétence au risque. Pour les Français qui veulent une épargne sécurisée et disponible lorsqu'ils le désirent, il est possible de placer son argent sur un fonds en euros. Grâce à ce fonctionnement, il peut être récupérée à tout moment : cette flexibilité est ainsi largement appréciée même si le taux de rémunération s'articule autour de 0,90 % en 2021.

D'autres préfèrent placer leur argent sur le long terme : ils n'ont donc pas l'intention de piocher régulièrement dans leur compte. Ils se tourneront naturellement vers les unités de compte

Vous l'aurez donc compris, l'assurance-vie a véritablement le pouvoir de s'adapter à vos envies surtout si celles-ci s'articulent autour des risques. Ces marchés sont complexes à maîtriser, seuls les experts réussissent à jongler avec toutes les subtilités. Dans ce contexte, ils se tourneront rapidement vers les fonds eurodynamiques. Il faut noter que cet investissement devient intéressant puisque le taux est élevé par rapport aux autres produits bancaires.

Il existe une quatrième solution pour ceux qui ont le souhait de choisir l'assurance-vie. La multigestion pilotée est accentuée sur une prise de risques totalement assumée. Aujourd'hui, l'essor des robots conseillers permet aux néophytes de panacher les placements de leur assurance-vie pour de meilleurs rendements.

L'assurance-vie, un placement rentable

Alors que certaines solutions comme le PEL ne cessaient de dégringoler en France, l'assurance-vie a toujours eu les arguments pour convaincre les contribuables et les inviter à épargner. Plusieurs points forts peuvent rapidement être listés, car la fiscalité a la particularité d'être attractive.

Contrairement aux idées reçues, si vous choisissez les contrats maîtrisés, le placement est sécurisé puisqu'il est assez facile d'anticiper les hausses ainsi que les baisses du marché. =

Pour réussir son placement d'assurance-vie, les professionnels conseillent de multiplier les contrats. Ainsi, en souscrivant plusieurs formules, vous jonglez avec toutes les subtilités, ce qui vous donne les moyens de rentabiliser rapidement vos placements.

Dernier atout enfin : vous pouvez sélectionner les bénéficiaires de votre choix comme des amis, des membres de votre famille… Le transfert des fonds de l'assurance-vie se fait en dehors de la succession en cas de décès.

L’assurance-vie, une fiscalité très avantageuse

En cas de rachat total ou partiel

Vous prévoyez de racheter votre contrat d'assurance-vie ? Sachez que dans certains cas, les intérêts seront exonérés d'impôts : licenciement du souscripteur ou de son conjoint (marié ou pacs) avec inscription à Pôle emploi, idem pour la retraite anticipée, l'invalidité ou la cessation d'une activité non salariée (jugement de liquidation judiciaire) de l'un des membres du couple.

Pour ce qui est des prélèvements sociaux (17,2 %), ils sont retenus à la source dans ces cas, sauf si invalidité.

Dans toutes les autres situations d'un rachat, total ou partiel, les intérêts sont soumis à imposition selon 2 situations :

  • Rachat avant 8 ans : le bénéficiaire peut soit intégrer cette somme à son revenu imposable, soit être soumis à un prélèvement forfaitaire : 35 %  avant 4 ans, 15 % entre 4 et 8 ans.
  • Rachat après 8 ans : le choix est le même et le prélèvement forfaitaire est alors de 7,5 %.

En cas de sortie en rente

Vous avez opté pour une sortie de contrat sous forme de rente viagère ? Un pourcentage de cette rente, fonction de l’âge, est soumis à l’imposition (en plus des prélèvements sociaux).

  • 70 % si le rentier a moins de 50 ans
  • 50 % s’il a entre 50 et 59 ans
  • 40 % entre 60 et 69 ans
  • 30 % à partir de 70 ans.

En cas de décès

En cas de décès, la rente ou le capital accordé à votre bénéficiaire n'entre pas dans sa succession. Les produits d'assurance-vie non assujettis aux prélèvements sociaux en cours de contrat le seront à son dénouement (sur base de 15,5 %). Son imposition (contrat établi après le 20/11/1991 et primes versées depuis le 13/10/1998) se calculera ainsi :

Cotisations versées avant 70 ans

Contrats inférieurs à 152 500 euros à jour de cotisation avant le 70ème anniversaire : exonérés de droit de succession.

Si la part de capital décès reçue par un bénéficiaire excède ce montant, un prélèvement est dû et s'élève à :

  • 20 % de la part nette taxable du bénéficiaire inférieure ou égale à 700 000 euros
  • 31,25 % sur la part nette taxable au-delà de 700 000 euros

Cotisations versées après 70 ans

Contrats inférieurs à 30 500 euros à jour de cotisation après le 70ème anniversaire, exonérés de droit de succession. Les contrats souscrits depuis le 20/11/991, dépassant 30 500 euros, dont les cotisations ont été payées après le 70ème anniversaire, appellent au règlement de droits de succession (selon le degré de parenté) pour la partie supérieure à 30 500 euros.

Les intérêts capitalisés ne sont pas imposables. En outre, les cotisations versées doivent être déclarées pour l'ISF.

Les réductions d'imposition dans l'assurance-vie

Une réduction d'impôts égale à 25 % des cotisations d'assurances versées annuellement (avec limite de 1 525 euros + 300 euros par enfant à charge) est prévue pour les contrats d'assurance-vie dans les cas suivants :

  • Épargne handicap assurant une rente versée à l'assuré en cas d'invalidité (sans possibilité d'activité professionnelle normale) et selon un contrat d'une durée d'au moins 6 ans
  • Rente survie assurant, en cas de décès, un versement à un enfant invalide dans l'incapacité d'une activité professionnelle ou mineur sans possibilité de formation professionnelle normale
  • Rente survie souscrite en faveur d'un parent directe ou jusqu'au 3ème degré
  • Rente survie souscrite en faveur d'une personne à charge, vivant sous son toit, titulaire d'une carte d'invalidité, avec ou sans lien de parenté.
Article précédent Que faire d'une rentrée d'argent exceptionnelle ?
Article suivant Assurance-vie : des frais d’entrée et de gestion trop élevés ?
Plus de guides épargne
Réduisez vos factures grâce à nos conseils finances
Merci de vous être inscrit à notre newsletter !
En cliquant sur "Recevoir la newsletter", vous acceptez les CGU ainsi que notre politique de confidentalité
décrivant la finalité des traitements de vos données personnelles.