Les divers crédits concernés par le rachat de crédit

Par Anne-Sophie O | Mis à jour le 28/09/2021 à 11:19
Partager

Afin de gérer plus simplement ses comptes, ou de réduire la charge cumulée de plusieurs crédits, il peut être souhaitable de procéder à un rachat de crédits. Comme nous allons le voir plus en détail, trois types principaux de crédits peuvent entrer dans ce cadre et deux d’entre eux sont cumulables.

Le rachat de crédit à la consommation

Au fil des années, une personne peut s’engager dans plusieurs crédits à la consommation, notamment pour acheter une nouvelle voiture, du matériel informatique, multimédia ou bien encore des appareils électroménagers. Or, si le montant des mensualités de chaque prêt entendues séparément peut sembler tout à fait raisonnable, leur ajout risque de mettre le budget global en difficulté.

Dans ce cadre, un regroupement de crédits est envisageable, car le coût d'un rachat de crédit peut être inférieur aux taux d'intérêts cumulés sur les différents crédits. Mais il est aussi possible de n’opérer un rachat de crédit que sur un seul prêt à la consommation si celui-ci s’avère particulièrement cher. Les crédits concernés par ce type d’opération sont les suivants :

  • Les prêts personnels qui ne nécessitent pas de préciser l’utilisation que compte en faire l’emprunteur
  • Les crédits affectés qui requièrent de spécifier l’utilisation de la somme accordée par l’organisme créancier 
  • Les crédits renouvelables, dits « credit revolving », avec lesquels l’emprunteur réutilise une somme prédéterminée au fur et à mesure du remboursement des intérêts, pour des achats de nature non spécifiés
  • Les micro-crédits personnels ainsi que les prêts étudiants.

Le rachat de crédit immobilier

Cette opération peut viser plusieurs objectifs :

  • Le regroupement de plusieurs prêts immobiliers
  • La diminution de la durée ou des mensualités d’un crédit
  • La réduction du coût global de celui-ci, en profitant de meilleurs taux d’intérêt par rapport à ceux en vigueur au moment du prêt initial.

Dans le dernier cas de figure, il convient de veiller à ce que les frais du rachat ne dépassent pas le gain découlant de l’écart de taux d’intérêt. De même, une réduction de la durée du crédit ne doit pas entraîner de hausse des mensualités, d’où la nécessité d’un taux d’intérêt nettement inférieur.

Le rachat de crédit « mixte »

Il s’agit ici d’un rachat concernant simultanément un crédit à la consommation et un prêt immobilier. Le mécanisme et les objectifs poursuivis sont identiques, puisque ce type de regroupement de crédit permet de réduire les mensualités cumulées, et de n’avoir plus qu’un seul prélèvement.

En revanche, la durée du prêt issu du rachat sera plus longue que les crédits contractés initialement, d’où un coût supérieur à l’échéance, mais plus supportable au quotidien. Il convient par ailleurs de souligner que les PTZ (prêts à taux zéro) n’entrent pas dans le cadre de cette opération, tout comme le prêt dit du « 1 % logement ».

Le rachat de prêts relais

Un prêt relais autorise un emprunteur à acquérir un nouveau logement dans l’attente de la revente du bien immobilier duquel il est déjà propriétaire. S’agissant d’un crédit accordé pour une durée prédéfinie et courte (de 6 mois à 1 an), il peut être nécessaire de le racheter, si le logement ne se revend pas rapidement.

Une banque n’a l’obligation d’accepter que la première demande de renouvellement d’un prêt relais, et peut opposer un refus dès la seconde, exigeant alors son remboursement intégral.

Dans ce cas, il peut s’avérer avantageux de faire racheter le prêt relais par un autre organisme financier – en espérant procéder rapidement à la vente, car un rachat dans cette situation coûte souvent cher et peut nécessiter une hypothèque. En tout cas, cette solution se révèle tout aussi pertinente si une personne ne souhaite plus vendre son logement mais le louer, afin de régler les mensualités d’un nouveau prêt amortissable.

Le rachat de crédit constitue une possibilité intéressante pour les emprunteurs faisant face à des difficultés financières ponctuelles. Il permet en effet de n’avoir plus qu’un seul prélèvement à gérer, et de procéder à un rééchelonnement permettant d’alléger les mensualités.

Toutefois, le rallongement de la durée du crédit racheté et/ou l’évolution des taux d’intérêts nécessitent de procéder à des calculs pour mesurer l’intérêt de ce type d’opération.

Article précédent La souscription à une assurance de prêt est-elle obligatoire ?
Article suivant Crédit immobilier : quels taux pour 2023 ?
Plus de guides crédit
Réduisez vos factures grâce à nos conseils finances
Merci de vous être inscrit à notre newsletter !
En cliquant sur "Recevoir la newsletter", vous acceptez les CGU ainsi que notre politique de confidentalité
décrivant la finalité des traitements de vos données personnelles.