Obtenir un prêt immobilier rapide : plan d’attaque

Par Mustapha Azzouz | Mis à jour le 17/02/2022 à 14:14
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En matière de financement immobilier, il y a ceux qui empruntent la voie classique et se rendent directement en agence bancaire… et il y a les autres ! Ceux qui choisissent de se tourner vers un circuit de financement alternatif profitent d’un avantage et non des moindres : ils patientent moins longtemps avant de signer l’offre de contrat de crédit tant attendue. Mais est-ce toujours sans contrepartie ?

Que peut-on financer avec un prêt immobilier ?

Avec un crédit immobilier, vous pouvez financer :

  • L’achat d’un bien immobilier à usage d’habitation (maison, appartement) ;
  • Les travaux d’entretien, de réparation ou d’amélioration du bien acquis ;
  • L’achat d’un terrain constructible et les travaux de construction de l’habitation qui en découlent.

Prêt immobilier : quelles sont les durées légales à prendre en compte ?

Entre votre demande de financement et l’obtention des fonds nécessaires à la réalisation de votre projet immobilier, il va s’écouler un certain temps. Dans l’intervalle, la banque étudiera votre dossier si ce n’est déjà fait, puis elle vous adressera un accord de principe avant d’établir l’offre de prêt définitive.

Les banques passent d’une étape à l’autre plus ou moins rapidement en fonction de la complexité du dossier, de leur politique interne, de leur charge de travail à l’instant T, etc. Il existe par contre certains délais légaux auxquels il n’est, par définition, pas possible d’échapper :

  • Le délai légal de réflexion (10 jours), c’est-à-dire le délai à respecter entre le moment où vous recevez l’offre définitive de prêt et le moment où vous pouvez la retourner signée ;
  • Le délai légal de déblocage des fonds (7 jours minimum) après lequel, seulement, la banque peut vous faire parvenir les fonds.

Une fois l’offre signée et renvoyée, en revanche, vous ne disposez pas de délai de rétractation, comme c’est le cas pour le crédit à la consommation.

Bien préparer son dossier pour éviter les contretemps

Certains projets immobiliers n’attendent pas. Si lors de la signature du compromis de vente, vous avez la possibilité d’ajouter une condition suspensive d’obtention de prêt, rien n’oblige par contre le vendeur à accepter un délai supérieur au délai légal, fixé à 30 jours.

Dans ces conditions, et si vous ne parvenez pas à obtenir votre prêt à temps, le vendeur sera libre de remettre le bien sur le marché. En clair, votre rêve de projet immobilier risque de se transformer en occasion manquée et vous devrez alors partir en quête d’un nouveau bien.

C’est pourquoi, pour obtenir son prêt immobilier le plus vite possible, il est conseillé de faire valider et certifier dès les premières visites sa capacité d’emprunt, mais aussi de préparer son dossier de prêt. Ainsi, vous pourrez l’envoyer à la banque dès la signature du compromis de vente.

La banque peut aussi vous avoir donné un accord verbal suite à votre demande de prêt, puis se rétracter une fois le compromis signé. En cause ? Une étude pas suffisamment approfondie de votre dossier, ou encore des travaux venant s’ajouter au projet et augmenter, au final, la somme convenue au départ. Tous ces motifs vous feront perdre un temps précieux, puisque vous devrez frapper à d’autres portes pour obtenir un financement.

À noter : la condition suspensive de prêt, une réelle sécurité

Grâce à cette condition suspensive, si votre dossier de prêt est refusé, vous pouvez renoncer à la promesse de vente sans aucuns frais.

Prêt immobilier : quelles solutions pour accélérer l'acceptation du prêt ?

En ayant recours à un courtier ou en vous tournant vers une banque en ligne, vous pouvez gagner un temps précieux sur le délai de traitement de votre dossier.

Les courtiers en crédit immobilier

Grâce à leur réseau de partenaires bancaires, les courtiers peuvent valider une offre de contrat de crédit en trois ou quatre semaines, parfois même en une ou deux semaines.

Leur expertise fait également leur force : ils identifient en amont les établissements qui vous correspondent, en fonction de votre profil d’emprunteur, de votre situation personnelle, etc. Certains établissements sont en effet plus tournés vers la primo-accession, d’autres vers les catégories socioprofessionnelles favorisées (CSP+)...

Il faut toutefois garder à l’esprit que l’intervention d’un courtier implique des frais de commission, à hauteur de 1 % du montant total du crédit (dans la limite de 950 €). Avec les économies potentielles réalisées sur les intérêts, vous pouvez largement rentrer dans vos frais.

Un point important à prendre en compte : les frais de commission sont dûs seulement si vous acceptez l’offre de crédit proposée.

À noter : le plus du courtier

En plus de raccourcir les délais, le courtier peut vous obtenir un crédit à taux préférentiel. Ce sont donc des intérêts en moins à payer !

Les banques en ligne

On ne les compte plus. Les banques en ligne ont l’avantage d’être plus rapides que les courtiers. En quelques minutes, vous pouvez obtenir un accord de principe. Il vous reste ensuite à renvoyer votre dossier muni de toutes les pièces justificatives.

Bien souvent, tout se fait par voie dématérialisée et certaines banques proposent même un outil pour synchroniser votre compte bancaire. Bref, de quoi accélérer encore le processus. En quelques jours, vous pouvez obtenir une offre de crédit.

Le bémol ? Les banques en ligne ont tendance à être sélectives. Chez les unes, les emprunteurs ayant les meilleurs dossiers se verront appliquer un taux plus que préférentiel, tandis que les emprunteurs moins solides seront facturés plus cher (quand ils ne sont pas tout bonnement écartés). Chez les autres, les frais de dossier seront offerts pour les moins de 30 ans…

Les professions sont aussi passées au crible : un CSP+ classique est toujours plus intéressant qu’un dirigeant d’entreprise, par exemple, pour lequel il sera nécessaire d’analyser le bilan. En clair, si vous ne répondez pas à un « profil type », votre dossier risque d’être refusé.

Le temps, c'est de l'argent, et même des milliers d'euros épargnés dans le cas d'une transaction immobilière réussie. Il est donc important de prendre le temps de comparer les offres. Référez-vous au TAEG (taux annuel effectif global) : il intègre tous les frais du crédit. Voyez aussi si vous avez la possibilité de renforcer votre plan de financement grâce à des aides nationales comme le prêt à taux zéro (PTZ) ou le prêt d’accession sociale (PAS), ou via des aides locales pour l’accession à la propriété.

À lire aussi : Comment faire le meilleur prêt immobilier ?

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