4 solutions moins chères que la maison de retraite

Par La rédaction | Mis à jour le 20/07/2021 à 18:28
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La maison de retraite est devenue la solution la plus connue pour se loger quand on perd en autonomie. Elle est cependant loin d'être populaire : 83 % des Français souhaitent passer leurs vieux jours chez eux. D'autres modes de cohabitation ont vu le jour pour vivre sereinement et en communauté.

L'habitat kangourou

L'habitat kangourou consiste à faire cohabiter plusieurs générations au sein d'une même propriété, en respectant un maximum légal de 2 personnes de plus de 60 ans pour la génération senior.

Il existe des initiatives des pouvoirs publics, mais chez les particuliers, l'initiative vient le plus souvent des enfants qui aménagent soit une partie de la maison au rez-de-chaussée, soit une dépendance, afin d'accueillir leurs parents. On parle d'habitation principale et d'habitation subordonnée.

Avantages de l'habitat kangourou

Avec son principe de 2 unités de logements à la fois liées et indépendantes, l'habitat kangourou permet à chaque habitant de garder sa part d'autonomie. Le résidant ne vit pas totalement chez le propriétaire : il a son propre logement et peut vivre à son rythme, tout en conservant une vie familiale ou amicale, selon les configurations.

L'habitat kangourou est plus sécurisant pour les deux parties : en cas de problème, il est possible de se rendre très rapidement dans l'une ou l'autre des unités.

Enfin, l'habitat kangourou permet aux deux parties de réduire les coûts en partageant les frais.

Inconvénients de l'habitat kangourou

Même si l'habitat kangourou permet une grande souplesse dans l'organisation des cohabitants, il implique aussi de pouvoir bien s'entendre : il faut respecter le rythme de vie d'autrui (nuisances sonores, organisation au quotidien) et aussi s'accorder sur la répartition des coûts (loyer, factures diverses).

L'habitat kangourou nécessite aussi d'avoir un terrain ou un logement adapté pour entrer dans le cadre légal : l'habitation subordonnée ne peut dépasser de 30 % le volume de construction total de l'habitation principale.

Enfin, cet arrangement doit reposer sur une confiance solide entre le propriétaire et le locataire, car l'habitat kangourou doit appartenir au même propriétaire pour bénéficier d'une autorisation légale.

Si l'habitation d'origine se prête à un réaménagement, il est possible de bénéficier d'une TVA réduite de 6 % pour les travaux de transformation en habitat kangourou.

Le Papy-Loft

En vieillissant, on se rend parfois compte que son logement n'est plus adapté : escaliers, grandes pièces inutilisées... Pour un retraité, la maison familiale peut devenir soit dangereuse, soit trop fatigante à entretenir. Or, un retraité locataire n'a pas forcément les ressources pour acheter un bien, même petit.

Le Papy-Loft a été créé pour répondre à ce besoin précis : il s'agit d'un logement individuel conçu pour le confort et le quotidien des retraités autonomes. En somme, il s'agit d'un béguinage de standing où chaque résident peut vraiment s'organiser selon son envie dans un cadre sécurisé.

Avantages du Papy-Loft

Cette alternative à la maison de retraite offre plusieurs types de logement : maisons de plain pied, T2 ou T3 avec terrasse... Il est donc possible de trouver un home sweet home privatif, mais inclus dans un ensemble de Papy-Loft pour encourager la vie en communauté.

Autre avantage, le loyer est compris entre 270 € et 500 € par mois selon le type de logement, ce qui le rend abordable si vous bénéficiez d'aides financières pour les retraités.

Enfin, comme son nom l'indique, le Papy-Loft est spécialement conçu et aménagé pour les seniors autonomes : salle de bain aménagée, volets roulants, robinets thermostatiques...

Inconvénients du Papy-Loft

Le Papy-Loft est une alternative à l'Ehpad qui n'est pas présente partout sur le territoire français : cela dépend des initiatives locales des bailleurs sociaux et des pouvoirs publics.

Pour résider en Papy-Loft, il faut aussi remplir des critères de sélection qui correspondent à ceux des logements sociaux. Tous les retraités ne sont donc pas éligibles.

Le béguinage

Cette alternative à l'Ehpad s'adresse tout particulièrement aux retraités isolés ou ayant de trop petits revenus pour payer le loyer d'une maison de retraite : celui-ci excède de 30 % la retraite moyenne (chiffres 2016 de la Drees, Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques).

Né au Moyen Age, le béguinage se présente comme un habitat communautaire et solidaire. Les résidents occupent chacun un logement privé dans un ensemble collectif d'environ 20 à 30 logements maximum.

Avantages du béguinage

Le béguinage se présente comme le meilleur compromis pour les personnes qui souhaitent avoir un chez-elles, limiter les frais et entretenir leur réseau social. En effet, le béguinage inclut plusieurs espaces de partage collectif pour échanger et partager des activités.

Le béguinage a aussi un atout financier : ce dispositif permet d'avoir accès à des soins d'aides à domicileen bénéficiant de frais plus bas, car partagés entre les résidents. C'est donc l'idéal pour les résidents avec de faibles revenus : les charges et le loyers sont bien plus raisonnables qu'en Ehpad ou en maison de soin, où les mensualités peuvent dépasser 2000 € par mois.

Enfin, le béguinage permet de conserver son autonomie : faire ses courses, se déplacer, s'organiser au quotidien.

Inconvénients du béguinage

Même s'il permet d'avoir son chez-soi, le béguinage représente un changement de vie certain : il faut être prêt à emménager dans un endroit nouveau, où les habitudes sont à reprendre.

La vie en communauté apporte également son lot de compromis nécessaires pour la bonne marche du béguinage : il faut être volontaire pour participer à la vie de la communauté et mettre la main à la pâte pour éviter des frais supplémentaires.

Enfin, le béguinage ne conviendra pas aux retraités qui ont besoin d'une assistance médicale continue. Ce type de lieu ne possède pas, en effet, d'aide-soignant ou de service médical sur place.

La colocation entre seniors

L'Auberge espagnole du troisième âge ? Certains l'ont fait ! Aujourd'hui, la colocation n'est plus réservée qu'aux étudiants. On trouve des colocs intergénérationnelles, et même des colocs entre retraités. L'intérêt ? Partager un logement plus grand et plus confortable, réduire les coûts et ne pas vieillir seul.

Avantages de la colocation entre seniors

Vieillir près de ses amis est un rêve pour beaucoup. La colocation permet de le réaliser : on peut choisir le lieu d'habitation ainsi que sa configuration. Une maison partagée ? Plusieurs dépendances ? Un grand appartement ? Selon le lieu, le nombre de colocs, le budget, il est possible d'imaginer l'habitat collectif de rêve pour ses vieux jours.

La colocation est aussi un recours économique pour vivre dans plus grand pour moins cher. Les charges fixes (gaz, eau, électricité, Internet) sont partagées : cela permet aux personnes ayant un petit budget de mieux respirer financièrement.

Enfin, contrairement à d'autres alternatives, la colocation entre seniors permet de choisir les personnes avec lesquelles on va vivre. Et donc d'envisager avec moins d'appréhension un mode de vie communautaire qui peut être parfois plus difficile que prévu !

Inconvénients de la colocation entre seniors

Sur le papier, la colocation demande moins de formalités administratives qu'un logement en Ehpad : il suffit de joindre les justificatifs classiques pour nouer un bail de location. Mais les retraités peuvent aussi être jugés moins solvables que les étudiants : il peut être donc plus difficile de convaincre le propriétaire, étant donné qu'il est légalement interdit d'expulser un locataire qui ne paie pas son loyer s'il a plus de 65 ans et si ses ressources sont inférieures au plafond permettant l'attribution d'un logement social.

Autre inconvénient : le mode de vie en colocation. Il faut savoir bien s'entourer, et aussi apprécier de vivre en communauté, car même si chaque colocataire possède son espace de vie, nombre de pièces seront partagées. Choisissez donc bien vos colocataires, non seulement en termes d'affinités, mais aussi en terme de capacités : il faut que certains puissent pouvoir conduire (en cas d'urgence) et se déplacer à pied.

Jugé peu convivial et trop onéreux par beaucoup de retraités, l'Ehpad n'est plus le seul choix possible. De nouveaux logements à assistance sont proposés pour les retraités avec peu de ressources qui jouissent encore de leur autonomie et souhaitent vivre dans un cadre plus adapté au sein d'une communauté.

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